Le rapport, publié mercredi, indique que la moyenne annuelle des décès liés à la chaleur a augmenté de près de 36 % à l’échelle mondiale après l’introduction de l’Accord de Paris. “Rien qu’en 2023, la chaleur a été associée à un nombre record de 710 000 décès, dont plus de 70 % sont imputables au changement climatique d’origine humaine”, indique le rapport.
L’analyse représente le travail de 146 chercheurs multidisciplinaires de plus de 100 institutions réparties dans plus de 30 pays. Il suit 54 indicateurs des impacts du changement climatique sur la santé et des effets de l’action climatique sur la santé. Le rapport souligne qu’une énergie plus propre, des systèmes de santé plus résilients, une législation plus protectrice de la santé et des preuves scientifiques croissantes ont apporté de réels bénéfices en matière de santé aux communautés locales depuis l’Accord de Paris, mais ces progrès sont encore trop lents, trop insuffisants et trop incohérents pour compenser les risques croissants.
“La demande globale croissante en énergie et la lenteur des changements de système signifient que les combustibles fossiles fournissent encore plus de 80 % de l’énergie mondiale”, indique le rapport.